Metailie

  • Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.

  • Fidèle à la promesse faite à son grand-père d'aller un jour en Andalousie, dans le village de la famille, Luis Sepulveda emprunte une route pleine de détours.
    Depuis Santiago du Chili, ce voyageur infatigable, curieux de paysages mais surtout de rencontres, nous invite à l'accompagner dans quelques péripéties de sa vie ; de sa découverte, sous la tutelle du vieil anarchiste, d'un militantisme qui l'amènera à la prison et à l'exil dans divers pays d'Amérique du Sud, jusqu'au bonheur du retour, des années après, en Patagonie et en Terre de Feu. Avec un inégalable sens de la rencontre avec les autres, il nous fait connaître des marins, des professeurs amateurs de casinos et de femmes, des filles à marier à tout prix, les vainqueurs d'un championnat de mensonges et un aviateur fou...
    Un itinéraire personnel vagabond qui ne prend son sens qu'avec l'accomplissement de la promesse faite à son grand-père. Incomparable raconteur d'histoires, Luis Sepulveda transforme la réalité en littérature.

  • A vingt ans, à la naissance de son enfant, Luz commence à avoir des doutes sur ses origines, elle suit son intuition dans une recherche qui lui révélera l'histoire de son pays, l'Argentine.
    En 1975, sa mère, détenue politique a accouché en prison. La petite fille a été donnée à la famille d'un des responsables de la répression. Sa mère adoptive ignore d'où vient cette enfant qui lui ressemble si peu, son grand-père, le général, campe sur ses certitudes politiques et son mépris pour son gendre, tourmenté par le remords et dont le suicide ressemblera à une exécution...
    Personne n'a su d'où venait Luz, à l'exception de Myriam, la compagne d'un des tortionnaires qui s'est liée d'amitié avec la prisonnière et a juré de protéger l'enfant.
    Luz mène une enquête semblable à celles des Grands Mères de la place de Mai, mais depuis sa situation troublante d'enfant que personne n'a jamais recherchée. Cette histoire est remarquablement racontée, sur un rythme de thriller. Loin des clichés, c'est l'amour qui pousse les personnages à rechercher la vérité.

  • Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils à milan pour y subir des examens.
    Il déteste la vie dans le nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit fils, bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis. et, sur le chemin qui le rapproche de la fin de sa vie, c'est aussi la rencontre d'une femme et la révélation de la nature profonde de l'amour: tendresse et complicité, que la dureté de son monde ne lui avait jamais donné à connaître.
    Au contact de cette femme, mais peut-être encore plus à celui de l'enfant, les derniers jours du vieil homme prennent un tout autre sens, en même temps qu'il donne au petit de la ville de véritables racines. dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse, offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque.

  • Les 63 pièces d'or de la collection du croissant de lune errant ont été volées par les nazis.
    Après quarante ans de sommeil, à la chute du mur de berlin, elles réapparaissent en patagonie et la course poursuite commence entre la lioyd hanséatique et les anciens agents de la stasi.
    La lioyd a un atout majeur : juan belmonte. il porte un nom de torero et un lourd passé de guérillero de toutes les révolutions perdues de l'amérique latine. la lioyd ne lui a pas laissé le choix : partir à la recherche des pièces d'or ou perdre véronica, son unique raison de vivre, brisée par la torture.

    Dans cette course au trésor vers la patagonie, belmonte retrouve son passé dans un chili où le poids du silence, prix de la nouvelle démocratie, n'a enterré ni les anciennes solidarités ni la profonde humanité des habitants du bout du monde.
    Luis sepúlveda nous montre une fois encore qu'il est un extraordinaire raconteur d'histoires.

  • Traduit de l'espagnol par Dominique Jaccottet.


    Mais que vais-je devenir, lorsque la vanne du moulin s'ouvrira et que la vie se précipitera une nouvelle fois dans les tourbillons du fleuve qui nous emporte ? " Shannon, le jeune Irlandais désespéré par la guerre qu'il a faite en Italie, a trouvé refuge auprès d'une équipe de flotteurs de bois qui descend le Haut-Tage.
    Emporté par le fleuve, il découvre l'univers quotidien d'une société proche de la terre, imprégnée de picaresque, d'honneur, de violence et de révolte.

    Aux côtés de l'Americano, convalescent des illusions révolutionnaires, de Damaso le cruel, de Galerilla l'enfant qui apprend son métier d'homme et de la troublante Paula, innocente et captive de sa condition de femme jeune et belle dans un monde d'hommes, Shannon va de rencontre en rencontre dans une traversée initiatique de l'hiver des montagnes à la renaissance du printemps et de la vie.
    José Luis Sampedro raconte, avec la passion et la profonde humanité que ses lecteurs lui connaissent, des personnages forts confrontés à leur destin.
    Avec eux, il nous entraîne dans une aventure singulière dont le fleuve règle le rythme.

  • La vie semble faite d'une accumulation de failles imperceptibles qui transforment souvent les désirs, les amours, les amitiés, les projets politiques, tout ce qui compte dans une vie, en détours inexorables du destin.

    Ces histoires racontent des situations marquées par ces brisures, ces glissements, ces rendez-vous manqués que les protagonistes n'ont pas su ou pas voulu éviter.
    Ces histoires font rire ou réfléchir, lorsqu'elles nous tendent un miroir, elles nous conduisent dans des pays lointains, dans des intrigues mystérieuses, dans des endroits peuplés de gens extraordinaires ou banals.
    Emouvantes ou cocasses, elles portent toutes la marque de l'incomparable puissance de transformation de la réalité en littérature de luis sepulveda.

  • Victor Silanpa tient la rubrique des faits divers d'un quotidien colombien, il est aussi détective privé et très amoureux de Monica.
    Il enquête sur l'identification d'un cadavre horriblement empalé et crucifié, en compagnie d'un petit fonctionnaire doté d'un grand bon sens qui recherche son frère disparu. Couple don quichottesque, les deux hommes fréquentent une communauté naturiste et mettent à jour la corruption ordinaire de toutes les grandes métropoles. Santiago Gamboa combine roman noir, roman d'aventure et critique sociale pour nous donner une vision inhabituelle de la Colombie, sans guérillas et sans narcotrafiquants, mais où il ne faut pas prendre un taxi avec un spray pour les maux de gorge...
    Avec un grand sens de l'humour et du dialogue l'auteur construit un héros mélancolique, amoureux à la fidélité fragile, qui perd méthodiquement sa vie personnelle à lutter contre les puissants. Une vision désenchantée de l'amour et du pouvoir.

  • Elle s'appelle Golondrina del Rosario, elle joue du piano et enseigne la déclamation poétique, elle est toute délicatesse et sensibilité.
    Il s'appelle Bello Sandalio, il est roux et trompettiste de jazz dans les bordels de la région. Ils se sont rencontrés une nuit de passion, elle s'est donnée à lui...
    Ils vivent dans une colonie minière du désert d'Atacama où l'on attend une visite présidentielle, mais la fanfare des "damnés de la terre", menée par le barbier anarchiste, prépare un autre type de réception.
    L'auteur de La Reine Isabel chantait des chansons d'amour s'est donné pour tâche de chanter " son " désert " où les seules fleurs sont l'ombre des pierres " et d'en raconter l'épopée infernale à travers des personnages qui vont à l'essentiel : la vie et la mort, la douleur et la folie, la force de l'amour, des rêves et de l'utopie.

  • " sans moi maria ema serait aux côtés de walter, les fils de custodio dias seraient d'une autre femme et mes frères seraient les fils de maria ema et de walter dias.
    Peut-être qu'ils existeraient et pas moi. j'étais la fille d'un hasard, d'une bêtise de jeunesse, de l'exubérance du corps. alors j'étais responsable de ce que cette barque noire soit venue couler à notre porte. [. ] une faute répugnante, une faute plus grande que nous, sordide comme un lent suicide, et pourtant je continuais à exister. " une petite fille découvre qu'elle est la fille du frère de son père, chassé par la famille et dont elle ne connaît que les dessins d'oiseaux qui jalonnent ses voyages à travers le monde.
    Elle va aimer passionnément ce père étrange qui lui a donné sa couverture de soldat et son revolver. puis, adolescente, elle va assister à la lente destruction par la famille de l'image de l'absent. lidia jorge écrit ici in roman poignant, direct, limpide, d'une force incroyable qui vous tient prisonnier bien au-delà de sa lecture. un livre exceptionnel.

  • Lanark est amnésique, il erre dans un monde en pleine décomposition et ne s'intéresse qu'à la lumière , désespéré, il se suicide et reprend pied dans un univers de science-fiction oú il devient thérapeute de dragons, retrouve une femme qu'il aime et découvre sa véritable identité.
    Lanark est un jeune peintre du glasgow des années 60-70 obsédé par son travail. au cours d'aventures étranges, il se trouve confronté à son créateur : l'écrivain. et négocie avec lui son destin.
    Passant de la science-fiction au récit réaliste avec un humour voisin de celui de beckett ou de f. o'brien, alasdair gray montre qu'on peut en littérature avoir des buts on ne peut plus sérieux et être drôle ; écrire une oeuvre déroutante tout en tenant le lecteur en haleine de bout en bout.
    Il joue un rôle essentiel dans la rénovation de la littérature britannique, il use de l'hybridité culturelle, du mélange des genres et fait de glasgow une re-création littéraire qui lui donne sa place auprès de dublin ou de londres.
    " a lire absolument. " new york times book review " il était temps que l'écosse produise un roman puissant dans une langue moderne " anthony burgess, les 99 meilleurs romans anglais depuis 1945.

  • " Le journal intime d'un diplomate revenu à Rio après trente années de service en Europe, (...) durant une période importante où l'esclavage est enfin aboli au Brésil. L'événement est présent en filigrane sans le roman. Il marque la fin d'un monde, tout comme l'intrique est le signe intérieur d'une autre fin, celle des affections humaines et du temps des passions. " Patrick Kéchichian, Le Monde

  • Enfermé sur une terrasse à miami, exposé au soleil et affamé pour avoir l'air d'un balsero, le dentiste staline martinez revit la succession d'erreurs et de fatalités qui l'ont amené là.
    Il aurait pu être accueilli légalement aux etats-unis, lorsqu'il est arrivé à bord du bac casablanca-la havane détourné sur key west, mais il était éperdument amoureux de sa femme, idalys la danseuse de cabaret.
    Il ne pouvait envisager de vivre loin d'elle, loin de sa famille, loin de cuba. il est revenu à cuba et l'enfer qu'il y a déchaîné l'en a chassé à nouveau. avec un savant mélange d'introspection, d'ironie et de tendresse, jésus diaz compose un personnage de looser magnifique, dépassé par une situation absurde et incapable de faire face à ce qui lui arrive.
    Un beau roman à l'écriture dépouillée et vive, aux images justes, qui bouscule le lecteur entre rire et mélancolie, et raconte l'exil et les contradictions de la réalité cubaine.

  • La révolution triomphe à la havane et trois jeunes gens obsédés par la littérature décident de créer une revue.
    A la poursuite du roman total, ils testent toutes les écritures et toutes les aventures amoureuses, se heurtant à la médiocrité, à la bureaucratie et à la trahison.
    " le roman de jesus diaz est d'abord un témoignage très réaliste sur ces années d'illusion oú l'on chantait les vertus du castrisme et la toute-puissance de la littérature. " michèle gazier, télérama " un roman féroce et drôle oú la fureur de vivre le dispute au désespoir.
    " alexis liebart, l'evénement du jeudi.

  • Juif chilien à la recherche de ses racines, Jodorowsky explore de l'Ukraine au Chili en passant par l'Europe une saga familiale proprement fantastique. L'invraisemblable sous sa plume devient crédible. Une bouffée d'images, de sons, de couleurs, de mouvements nous assaillent dans des pages fébriles qui sont à mettre à côté de celles de García Marquez.

    Le Monde

  • A Tocopilla, "Jésus-Christ de Chanaral" fait de la lévitation sur un seul pied, la dictature de Carlos Ibanez met au point le saut en parachute sans parachute pour les homosexuels, et la radio, qui chante les louanges du régime, est au fond de l'urinoir.
    Après avoir fui l'enfer des mines de cuivre du nord du Chili, Jaime - communiste athée pour qui l'unique idéal de l'homme réside dans un estomac bien rempli - et Sarah Felicidad - qui du haut de ses deux mètres zéro sept s'exprime comme les anges en émettant des notes de musique - donnent naissance à Alejandro un certain jeudi noir de 1929. C'est la chance que saisit le Rebbé, le rabbin-protecteur qui habite les Jodorowsky de père en fils, ne pouvant trouver refuge dans l'enveloppe corporelle de Jaime, pour investir celle du petit Alejandro et devenir son maître et sa conscience.
    Comme dans L'Arbre du Dieu pendu, Alejandro Jodorowsky nous livre ses secrets de famille, exploits extraordinaires où se mêlent héroïsme, dérision et sorcellerie poétique, véritable carnaval loufoque où la nature mystico-humaine fait encore parler d'elle dans un monde enchanteur et drolatique où perce un culte de la vie qui nous fait rêver.

  • " Je me suis bornée à aider par curiosité de savoir.
    Je ne suis pas coupable, déclare la romancière. Installée dans une vieille maison de Lisbonne, elle observe la vie des jeunes gens qui habitent sur le même palier qu'elle. Leonardo, qui veut battre des records d'immobilité et se produire au cours d'un happening à New york , Paulina la velléitaire, qui déclare n'être jamais responsable , Falcao le cinéaste, qui traque les images de la modernité, donc du crime ; Susana Marina, défiant la mort à la recherche d'une image d'elle-même.
    Au rez-de-chaussée se noue le drame entre la logeuse, ex-Miss Plage, et son mari, l'opposant torturé par la police de Salazar. Le labyrinthe du roman s'articule autour des arborescences qui envahissent les murs de la chambre de la narratrice. Innocence et fuite devant la responsabilité forment la toile de fond de cette confrontation entre des générations aux valeurs devenues étrangères les unes aux autres.
    Le roman culmine dans l'incendie du quartier du Chiado et la mort. Formidablement construit, au-delà de l'anecdote, ce roman oblige le lecteur à s'interroger sur le monde qu'il contribue à créer et sur la perversion de ses valeurs. Unanimement salué au Portugal, ce roman a été élu meilleur livre de l'année 1997 par la critique littéraire allemande.

  • Toutes les nuits ellen voit sa mère s'enfoncer lentement dans la rivière tandis qu'il pleut doucement, toutes les nuits elle voit la robe mouillée plaquée par l'eau sur le ventre de sa mère.
    Ellen a aujourd'hui soixante ans et son enfance reflue dans ses souvenirs, d'abord la sensation de faim, pendant de longues années, elle et ses frères n'on jamais mangé à satiété. puis les humiliations, les déménagements au gré du chômage, les maisons de plus en plus misérables en caroline du nord. enfin la violence de ce père alcoolique. au fil de la rivière de ses rêves elle comprend et reconnaît le désespoir de cette femme qui se noie, sa mère.
    Elle donne aussi la clef de sa tendresse absolue pour ses propres enfants.
    'l'enfant des eaux est magnifique, un chef d'oeuvre " boston globe.
    " dans l'enfant des eaux, on est porté par la tendresse " the new yorker.

  • Un royaume messianique, fondé sur deux pierres enchantées, a été établi dans le haut sertao de paraiba puis il a disparu.
    Quaderna, poète-bibliothécaire d'une petite ville sertanèje témoigne devant le juge, qui s'efforce de découvrir la dimension politique des luttes qui ensanglantent le nord-est du brésil depuis un siècle.
    L'arrivée du damoiseau blanc sera le point de départ de la " quête " de quaderna : quête de la vérité, recherche d'un trésor perdu, de sacrement qui fera de lui l'empereur de sertao. les douze pairs de france et l'univers chevaleresque, toujours présents dans la littérature de " cordel ", pénètrent toute l'oeuvre, lui proposant ses buts aventureux et ses structures romanesques : la transformation des héros de chevalerie en personnages mythiques fournit des solutions à des situations sociales, économiques et structurelles apparemment sans issue.
    La fête du rituel de passage du monde réel à l'univers romanesque.
    Ce roman inclassable et fascinant, érudit et populaire, participe du rêve et de la réalité, du rire et du drame. la critique enthousiaste a évoqué, lors de sa sortie, don quichotte et la divine comédie ou tartarin de tarascon, cette universalité de référence cache la perplexité devant un roman irréductible à son seul ancrage dans le nord-est brésilien.

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