Metailie

  • Galsan tschinag raconte son enfance dans la steppe aux confins du désert de gobi, dans les terres du haut-altaï.
    Le groupe familial se déplace en fonction des pâturages et des saisons, on monte les yourtes et on rencontre les gens. les enfants ont une place bien définie que vient troubler l'obligation de scolarisation imposée par le gouvernement communiste.
    Mais il y a toujours les vacances pour retrouver la grand-mère choisie et adoptée par l'enfant, pour jouer dans la montagne avec son chien et parcourir à cheval ces étendues sans fin où le galop sert aussi à mesurer l'espace et le temps.
    Un auteur contemporain dont le livre s'inscrit dans la lignée de dersou ouzala.
    Galsan tschinag nous dit le destin d'un peuple pris entre ciel et terre, entre nature et dieux : deux univers mystérieux, muets, injustes, puissants.
    Ciel bleu est comme un chant d'amour, un guide spirituel, un secret à partager avec ceux qu'émerveille l'aube des peuples.
    Michèle gazier, télérama

  • L'aube des années 80, à guldenberg, une petite cité thermale de rda : des écoliers trouvent, à la fin de l'été, le corps de horn pendu dans la forêt.
    Muté dans ce trou perdu quelques années auparavant sur ordre du parti, profondément blessé par la mesure disciplinaire dont il a fait l'objet, horn était resté l'étranger, un être secret et renfermé. après sa mort, les langues se délient et cinq voix se conjuguent pour raconter, de leur point de vue, la " fin de horn ". leurs perspectives, contrastées et contradictoires, leurs souvenirs, refoulés ou falsifiés sont les pièces d'un puzzle oú le lecteur voit se dessiner peu à peu la figure d'un homme vaincu par un appareil politique, bafoué par la bassesse et la lâcheté de ses concitoyens.

    Christoph hein a un talent particulier, corrosif. il réalise à sa manière le projet de son héros, le dr spodek l'un des cinq narrateurs dont nous connaissons l'âme : écrire une chronique de la bassesse humaine.
    Catherine david, le nouvel observateur ce qui est tout à fait exceptionnel chez christoph hein, c'est qu'il réussit à dresser une chronique de son époque tout en faisant exister des personnages avec leurs conflits intérieurs, leurs dissensions familiales, leur besoin de tendresse.

    Nicole zand, le monde la fin de horn : un des rares romans que l'on ne repose pas avant d'avoir lu jusqu'à la dernière page, la dernière ligne.
    Mireille gansel, la quinzaine littéraire.

  • Claudia a 39 ans, elle est médecin, elle n'a aucune ambition, aucun intérêt politique, aucun désir.
    Elle a une liaison avec henry, architecte séparé de sa famille. on se voit, mais jamais on ne parle de ses propres problèmes, on sait que l'autre en a, ça suffit. il meurt subitement, bêtement. mais ce n'est pas une raison pour sortir de cette "morale" sans aspérité qui réprime les sentiments pour éviter la souffrance. rarement une vie si pauvre en amour a été définie avec une telle richesse de mots. "chroniqueur de son temps ", christoph hein affirme : " je ne fais qu'écrire ce que je vois et ce que j'entends.
    Je n'invente pas d'histoires, je les trouve. ".

  • Dans une yourte du pays touva, un petit garçon rêve de devenir chaman ; il sait que ce sera difficile, mais il sait aussi que c'est là sa voie. Son frère aîné, instituteur et marxiste convaincu, décide de mettre fin à ce rêve en emmenant l'enfant apprendre à lire et à écrire en mongol dans une école loin des siens. C'est le début d'un véritable cauchemar pour l'enfant, qui déclenche catastrophe sur catastrophe dans une société dont il ne comprend ni les règles ni la langue. Plus tard, devenu l'un des meilleurs élèves de l'école, il réussit à imposer ses réels dons de chaman.
    Galsan Tschinag retrouve ici son héros et double de Ciel bleu. Avec une grande maîtrise du rythme de la narration et du suspense, il nous donne à voir les traumatismes culturels et l'imbécillité "civilatrice" auxquels ont été soumises les tribus du Haut Altaï.

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