• Pourquoi la grèce antique, puis l'europe moderne ont-elles été les matrices de deux " miracles " scientifiques et culturels sans équivalent dans le monde ? à quelles circonstances, à quelles qualités spécifiques l'occident doit-il d'être l'" inventeur " de la modernitéoe fruit de plusieurs années de recherche, le secret de l'occident met en lumière les raisons politiques et économiques du progrès, en fournissant une explication globale et cohérente de ce qu'il est convenu d'appeler le développement.
    Dans un souci d'universalité, l'auteur applique sa grille d'analyse à l'islam, à l'inde et à la chine, parvenant à interpréter les périodes d'avancée et de recul de ces diverses civilisations. il montre enfin qu'au-delà des apparences, les ressorts de l'innovation restent inchangés à l'ère d'internet et de la " mondialisation libérale ". ouvrage d'érudition et de référence, le secret de l'occident est également un précieux outil de travail.
    Il nous aide à repenser radicalement la relation qui lie l'occident au reste du monde.

  • L'idéologie républicaine, empreinte d'égalité, postule que les hommes naissent libres et égaux en droit. Sous l'Ancien Régime, c'est la question du rang qui gouverne l'organisation sociale, et, à travers titres et dignités, la place occupée qui dit l'identité des êtres et des lignages, la puissance des acteurs.
    Étudié par Fanny Cosandey dans l'entourage royal, le rang s'offre en observatoire des rapports de force des sujets entre eux et, surtout, avec le monarque. Celui-ci, soucieux de manifester son pouvoir d'ordonner, joue du cérémonial comme d'un attribut de la puissance souveraine et d'un instrument des relations sociales.
    Les manuscrits conservés par les maîtres de cérémonies livrent les ressorts de l'ordonnancement des préséances: de l'organisation palatiale à l'ordre parfait de Versailles :
    Des querelles de rang à l'art du rituel ; du jeu monarchique des placements à la permanence dynastique ; de la conception patrimoniale des rangs à la difficulté de penser l'individu (et la place des femmes en milieu politique masculin).
    Au final, les tensions issues de la loi du rang mettent bien en relief les contradictions de l'Ancien Régime : d'un côté, une royauté marquée par les origines féodales de la puissance souveraine;
    De l'autre, une société tendue vers un idéal de conservation (des places et des biens) que les déplacements cérémoniels viennent sans cesse contester.
    Pour dépasser ces contradictions, l'arbitrage des querelles se révélera un puissant outil dans les mains du souverain. Ses effets se feront sentir longtemps dans les transformations de l'appareil monarchique et la promotion des valeurs nouvelles, lesquelles viendront à leur tour bouleverser la société au point de menacer les fondements mêmes de l'ordre hiérarchique.

  • La reine, pas les reines.
    Loin du genre biographique et du récit anecdotique, voilà sans doute la première étude générale consacrée au personnage royal féminin, sa place et son rôle dans le système monarchique dont elle est en principe exclue par la loi fondamentale du royaume, la loi salique qui interdit aux filles l'accès à la couronne.
    Fanny Cosandey s'intéresse à tout autre chose qu'à la vie personnelle ou privée des reines.
    L'originalité de son travail est ailleurs : du côté des droits et des devoirs politiques de ce personnage étrange, périphérique et central ; souveraine et pourtant sujette, rarement française et pourtant première dame de France, privée des droits à la succession monarchique et pourtant garante de la continuité dynastique par son rôle de mère, de régente, de veuve, de douairière.
    La douzaine de cas très variés, d'Anne de Bretagne à Marie-Thérèse d'Autriche, constitue le modèle à partir duquel l'auteur fonde son analyse.
    Une première partie reprend toute la discussion autour de la loi salique depuis 1316 et examine les formes du mariage dans ses aspects anthropologiques, juridiques, religieux et sociaux. La deuxième partie étudie la place de la reine dans les cérémonies publiques qui consacrent la fonction : le sacre, les entrées royales, les funérailles. Une troisième partie, qui s'attache à définir son type de souveraineté et ses pouvoirs lors de la régence, culmine dans un " portrait " idéal de la reine telle que Rubens l'a présentée dans la suite consacrée à Marie de Médicis pour le palais du Luxembourg et à laquelle le nouveau Louvre réserve une salle entière.
    Une tradition tenace écartait la reine du pouvoir comme de l'attention des historiens.
    Voilà qu'elle nous revient au carrefour de l'histoire des femmes et du renouveau d'une histoire politique attentive aux aspects symboliques du pouvoir.

  • Les questions d'environnement sont parmi les préoccupations les plus cruciales de cette fin de millénaire, singulièrement celles qui touchent aux questions de l'eau, que cette eau soit trop présente - crues et inondations, mais aussi engorgement des sols de culture - ou trop peu abondante, lors des périodes d'étiage. Et si l'on se place dans l'optique d'un développement durable, les choix d'aménagement doivent intégrer les processus qui expliquent la transformation des précipitations en écoulement, à partir des divers modes de cheminement de l'eau dans l'espace du bassin versant.Par exemple, comment lutter efficacement contre les crues, si on ne sait où et comment elles se forment - ruissellement sur des surfaces dénudées ou gonflement de nappe, sans circulation d'eau en surface ? Comment estimer les effets d'un reboisement sur les ressources en eau, si l'on ne prend pas en compte la manière dont la végétation puise l'eau dans le sol, ou le rôle que joue un écran végétal sur de l'évaporation ? Comment, enfin, estimer les risques de pollution des nappes et des cours d'eau si l'on ne connaît les trajets suivis par l'eau entre son point de chute et son apparition dans la rivière ?Cet ouvrage, essentiellement axé sur les conditions climatiques tempérées, est destiné aux étudiants et aux praticiens de l'environnement. À partir d'une approche naturaliste, il a pour objectif de cerner la complexité des processus hydrologiques dans le fonctionnement du milieu " naturel ".Or seule cette prise en compte permet de comprendre et de prévoir quelles peuvent être les conséquences des activités humaines sur les ressources en eau : abondance des écoulements annuels, risques de crue, sévérité des étiages...

  • Faut-il renoncer au concept d'absolutisme ? cette notion a pu sembler une étiquette trop commode pour rendre compte de toutes les évolutions institutionnelles et politiques en france entre le xvie et le xviiie siècle.
    Ne faut-il pas plutôt tenter de retrouver la cohérence d'un système dont la logique nous est cachée par la révolution et ses conséquences ? l'histoire longue de l'état en france ne doit-elle pas prendre en compte l'expérience de la monarchie absolue dans l'affirmation de la république ? fanny cosandey et robert descimon tentent de répondre à ces questions, en soulignant les enjeux du débat autour d'un des concepts majeurs de l'historiographie moderniste.

  • Ce livre propose une réflexion sur le rapport au temps dans une société partagée entre l'immémoriale observance et la prise en compte de son historicité. Cette tension ouvre la voie d'une modernité politique qui permet l'acceptation des transformations comme facteur de progrès.

    Avec le soutien de la région Île-de-France et de l'Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

  • Les questions d'environnement sont parmi les préoccupations les plus cruciales de cette fin de millénaire, singulièrement celles qui touchent aux questions de l'eau, que cette eau soit trop présente - crues et inondations, mais aussi engorgement des sols de culture - ou trop peu abondante, lors des périodes d'étiage. Et si l'on se place dans l'optique d'un développement durable, les choix d'aménagement doivent intégrer les processus qui expliquent la transformation des précipitations en écoulement, à partir des divers modes de cheminement de l'eau dans l'espace du bassin versant.Par exemple, comment lutter efficacement contre les crues, si on ne sait où et comment elles se forment - ruissellement sur des surfaces dénudées ou gonflement de nappe, sans circulation d'eau en surface oe Comment estimer les effets d'un reboisement sur les ressources en eau, si l'on ne prend pas en compte la manière dont la végétation puise l'eau dans le sol, ou le rôle que joue un écran végétal sur de l'évaporation ? Comment, enfin, estimer les risques de pollution des nappes et des cours d'eau si l'on ne connaît les trajets suivis par l'eau entre son point de chute et son apparition dans la rivière oeCet ouvrage, essentiellement axé sur les conditions climatiques tempérées, est destiné aux étudiants et aux praticiens de l'environnement. À partir d'une approche naturaliste, il a pour objectif de cerner la complexité des processus hydrologiques dans le fonctionnement du milieu " naturel ".Or seule cette prise en compte permet de comprendre et de prévoir quelles peuvent être les conséquences des activités humaines sur les ressources en eau : abondance des écoulements annuels, risques de crue, sévérité des étiages...Claude Cosandey est géographe, directeur de recherches au CNRS. Ses travaux portent sur les conséquences des activités humaines sur le cycle de l'eau, et tout particulièrement sur le rôle hydrologique de la forêt. Elle participe notamment, avec Mark Robinson, au programme international "Forex" (Impact des forêts et des pratiques sylvicoles sur les débits extrêmes des rivières, crues et étiages), financé par la CEE.Mark Robinson est Principal Scientific Officer à l'Institut d'Hydrologie de Wallingford. Il a publié différents ouvrages sur les conséquences hydrologiques des activités humaines, notamment sur le drainage. Il est responsable scientifique du programme Forex auquel participe Claude Cosandey.
    La phase aérienne du cycle de l'eau. Les précipitations. L'interception. Évaporation et Évapotranspiration. La phase souterraine du cycle de l'eau. L'eau du sol (les réserves hydriques). L'eau des nappes (les réserves hydrologiques). Transferts à l'échelle des versants et des bassins versants. Processus, mesures et modélisation. De l'eau qui tombe à l'eau qui s'écoule (processus de transferts à l'échelle des versants et du bassin versant). Mesures et modélisation des écoulements. Conséquences des activités humaines sur le cycle de l'eau. La gestion des barrages-réservoirs et la modification des écoulements. Conséquences sur le cycle de l'eau des changements d'usages dans l'espace du bassin versant. Rôle hydrologique de la végétation : afforestation, déforestation.

  • Evaluer les stocks d'eau disponibles pour les activités humaines ou l'alimentation des plantes ; connaître les débits et identifier les processus à l'origine des écoulements rapides pour mieux lutter contre les inondations ; comprendre les relations pluies-débits pour estimer les conséquences des activités humaines sur le cycle de l'eau.
    Tels sont quelques uns des thèmes développés dans cet ouvrage. le cycle terrestre de l'eau est abordé à travers la dépendance étroite amont-aval des organismes fluviaux, les problèmes liés aux interactions entre la rivière et son lit, les modifications induites par les activités humaines et les politiques de gestion et de protection des ressources. la première partie propose un exposé structuré des notions essentielles d'hydrologie.
    Elle met l'accent sur l'environnement pour répondre aux nouvelles orientations de la géographie. la deuxième est constituée de dossiers et d'exercices qui permettent, en mobilisant l'ensemble des connaissances de la première partie, d'assimiler les concepts fondamentaux et de se préparer aux examens et aux concours administratifs.

  • C'est une faillite morale, autant que financière, qui frappe nos assurances vieillesse. Chaque fois que les pensions de vieillesse sous la forme actuelle ont été renforcées, la natalité a baissé. Et vice-versa. L'auteur analyse le grave dysfonctionnement qui conduit nos systèmes de retraites actuels - par répartition comme par capitalisation - à se saborder, lentement mais sûrement. Seule une réforme ambitieuse, à étaler sur plusieurs décennies, pourra remettre nos prévoyances sur les rails et garantir les pensions.


  • Pourquoi et comment l'Occident, et l'Europe en particulier, est-il devenu, depuis trois siècles, le lieu même du progrès scientifique et technologique ? L'auteur, qui travaille dans une banque à Genève, tente de répondre à cette question en passant en revue différentes hypothèses.


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