• Romancier, journaliste, critique littéraire influent, Jean Chalon a connu le succès avec une série de biographies consacrées à des femmes célèbres, de Natalie Barney à Colette en passant par Alexandra David-Néel, George Sand, Marie-Antoinette ou Liane de Pougy, ainsi que par la publication de plusieurs volumes de journaux intimes notamment son Journal de Paris, témoignage irremplaçable sur la vie mondaine et intellectuelle de toute une époque. Jean Chalon nous revient aujourd'hui avec ce livre plein d'esprit et de charme où il entreprend de faire le bilan tout ce qu'il doit aux femmes, proches ou lointaines, qu'elles aient été des rencontres marquantes de sa vie ou qu'elles l'aient accompagné depuis toujours dans ses lectures. Au-delà des anecdotes les plus savoureuses, il s'agit pour lui de cerner ce qu'elles lui ont appris, ce qu'il retient de leur fréquentation assidue. Aussi n'est-il pas étonnant que plusieurs inconnues voisinent, dans cette galerie de portraits, avec quelques-unes des femmes les plus célèbres du vingtième siècle. Au fil de ces pages attachantes où l'on croisera Marguerite Yourcenar, Violette Leduc, Simone Gallimard, Florence Jay-Gould, Anaïs Nin ou Louise de Vilmorin, le temps en vient à ne presque plus compter. Tant il est vrai que, dans la mémoire de Jean Chalon, toutes sont ses contemporaines par le coeur. Un livre profond dans sa légèreté, écrit dans un style brillant où l'érudition et l'humour font bon ménage, et qui par-delà la nostalgie des souvenirs nous donne une leçon de vie et d'optimisme. Une série de photos tirées des archives de l'auteur accompagne ce livre

  • "Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu surtout respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages,: anarchiste, bourgeois, bouddhiste, cantatrice orientaliste, exploratrice (elle fut la première parisienne à pénétrer à Lhassa en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à 43 ans? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit imobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !" Jean Chalon

  • Courtisane, princesse puis sainte, Liane de Pougy a vécu trois déstins en un seul. C'est pour expliquer ce triple itinéraire que j'ai écrit sa biographie, la première...
    Considéeée par Edmont de Goncourt comme "la plus jolie femme de son siècle", Liane de Pougy qui naît en 1869 et meurt en 1950, traverse l'Europe en suscitant de folles passions. Cette courtisane a pour adorateurs Charles de Mac Mahon, Roman Potocki, Maurice de Rotschild, tant d'autres encore qui portaient des noms illustres. Mais Liane ne saurait se contenter d'exploits galants avec les hommes, ou avec les femmes: elle est également l'auteur de romans comme Idylle saphique ou de remarquables mémoires comme Mes cahiers bleus, ouvrages qui sont autant de reflets de sa parfaite bisexualité.
    Reine du demi-monde, Liane devient par son mariage, en 1910, avec le prince roumain Georges Ghika, une authentique princesse. Elle se consacre alors aux petits jeux de la tendresse avec, par exemple, Nathalie Barney, et au grand jeu de l'amitié avec Jean Cocteau, Max Jacob, Reynaldo Hahn, Marcel Proust (qui prête à son Odette certaines manies de Liane) et Colette (Léa, dans Chéri, doit beaucoup à Liane).
    A la mort de son époux, en 1945, Liane de Pougy trouve enfin une conquête à sa mesure: Dieu. Son confesseur, le Père Rzewuski m'avait assuré que sa patiente, entrée dans le Tiers Ordre de saint Dominique, était très proche de la sainteté".

    Couverture: Photo: Alexandre Ghika Photo: Karl Lagerfeld

  • Grande épistolière, poète, auteur de pièces de théâtre dont une remarquable Jeanne d'Arc accomplissant, peintre de fleurs, sainte Thérèse de Lisieux est, comme le fait remarquer dédaigneusement l'une de ses compagnes du carmel, "une artiste". C'est surtout ce que l'on appellerait aujourd'hui une marginale, qui, pendant toute sa brève existence -Thérèse Martin naît à Alençon en janvier 1873 et meurt à Lisieux en septembre 1897-, sera sans cesse montrée du doigt. Sa beauté, son hypersensibilité en font d'emblée une femme à part. A l'Abbaye où elle est écolière comme au carmel où elle est considérée comme une incapable, Thérèse paie cher sa différence, qu'elle explique ainsi : "Mon excuse, c'est que je suis une enfant".
    Grâce au ciel, elle gardera toujours l'esprit d'enfance dans lequel elle puisera l'inspiration de sa fameuse "petite voie" et sa volonté déclarée de devenir une sainte en menant une vie d'amour.
    Cette fille de feu aurait du vivre en Espagne, du temps de Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, qu'elle rejoint dans leurs plus sublimes élans. En son époque ravagée par la peur du péché mortel et la terreur de la damnation éternelle, Thérèse apporte l'apaisement d'un espoir en l'infinie miséricorde de Dieu...
    Jean Chalon Couverture : Thérèse en 1888 ©cerf, loose, 1991

  • Chère George Sand

    Jean Chalon

    George Sand n'est que passions multiples et contra-dictoires : passion du travail et passion du plaisir qu'elle nomme pudiquement un embrasement cleste . Passion pour son fils, Maurice, et passion pour ses amants qu'elle considre comme autant d'enfants. Passion pour la libert et passion pour l'esclavage. Passion des voyages qui l'entranent en Italie ou en Espagne, et passion pour son refuge de Nohant. Passion pour les ides et pour les hommes, et, parfois, pour les femmes, quand cette femme, comme une Marie Dorval, incarne en sa personne le thtre romantique. Sduisante comme Natalie Barney, intrpide comme Alexandra David-Nel, cousine par alliance de ma chre Marie-Antoinette, George Sand avait tout pour me devenir galement chre, et elle l'est devenue depuis que j'ai lu, en 1964, le premier volume de sa Correspondance dite par Georges Lubin. Vingt-quatre ont suivi, et, de ces lettres, naissent des vidences qui dtruisent bien des lgendes !

  • La vie de ma chère Natalie Barney est une suite ininterrompue de grandes amours. Car la séduction, la vraie, ignore les méfaits de l'âge. Et depuis sa naissance, le 31 octobre 1872, Natalie n'a pas cessé de séduire et de faire naître les oeuvres les plus

  • « Lola Flores, chanteuse, danseuse, artiste.
    Dolores Flores Ruiz, dite « La Fille de feu », « La Pharaonne », « Lola d

  • Terre, astre du ciel Date de l'édition originale : 1907 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Le darwinisme

    Jean Chalon

    Le darwinisme / par Jean Chalon Date de l'édition originale : 1890 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
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  • Natalie barney, louise de vilmorin, marguerite yourcenar, pour ne nommer que ces trois-là, ont été présentes, au siècle dernier, dans la vie de jean chalon.
    Elles continuent à l'être dans ses songes. ses déesses, george sand, colette, lola flores, hantent également ses nuits, oú il ne se réveille que pour noter ce qu'il voit et entend dans la journée. en effet, le paradis, pour jean chalon, ce sont les autres, dont il observe, avec un amusement qu'il nous fait partager, la comédie humaine, entre le paris des batignolles et un petit village espagnol perdu aux frontières du levant et de l'aragon, navajas.
    Mais c'est le rêve qui aura été la grande affaire de sa vie. il rêve la nuit, il rêve le jour, tous les rêveurs devraient se reconnaître dans ce journal d'un rêveur professionnel. car le rêve est la seule profession qui ignore le chômage. biographe d'alexandra david-néel, marie-antoinette, george sand, liane de pougy, thérèse de lisieux, colette, jean chalon est aussi l'auteur d'un journal dont il a déjà publié les cinq premiers volumes : journal d'espagne, journal de paris, journal d'un biographe, journal d'un arbre, journal d'un lecteur.
    Michel tournier a écrit à son auteur : " c 'est le contraire d 'un journal intime. il faudrait inventer pour toi le journal extime, c'est-à-dire braqué sur les autres. ".

  • L'amant des arbres, l'amateur de vins, le collectionneur, le chômeur, le fou de femmes, le lesbien, le fumeur, l'intellectuel, l'impatient, le menteur, le méchant, le motocycliste, l'ours, le passéiste, le petit garçon, le nouveau Narcisse, le prétentieux, le quinquagénaire, l'octogénaire, le radin, le râleur, le rêveur, le sage, le seigneur des taches, le retraité, le snob, le xénophile, le zèbre de la sieste, ils sont tous là, de A jusqu'à Z, nos chers contemporains en qui chacun ne manquera pas de s'identifier ou de reconnaître un ami, un copain, un voisin...
    Et chaque femme ne manquera pas non plus d'y retrouver son séducteur, son coiffeur, son brocanteur, enfin tous ces hommes dont elle prétend pouvoir se passer et qui appartiennent pourtant à son quotidien. Quand Jean Chaton se prend pour La Bruyère, cela nous donne cette galerie de savoureux portraits...

  • L'adorable, l'amoureuse, l'arriviste, la conquérante , la croqueuse, la délicieuse, la divorcée, l'effrontée, la fragile, l'inconstante, l'indiscrète, l'insomniaque, la solitaire, la lunatique, la raseuse, la reine des chats et la reine des Batignolles, la fille de l'air et la fleur de peau, la rustique et la mondaine, la sainte et la fée...
    Elles sont toutes là, ces femmes en qui la Femme éternelle se reflète comme en autant de miroirs. Car, contrairement à ce que l'on pourrait penser, rien n'a changé depuis Eve qui, elle aussi, s'est libérée de l'homme en croquant la pomme et a montré le chemin aux femmes d'aujourd'hui et de toujours. L'auteur a passé sa vie en compagnie de celles qu'il nomme ses " déesses ". Mais cette adoration perpétuelle ne l'a pas empêché d'observer ses contemporaines dont il trace, avec humour et tendresse, de saisissants portraits où chacun reconnaîtra une manie, un sourire, une curiosité, une beauté...

  • Chere marie-antoinette

    Jean Chalon

    • Perrin
    • 22 Mai 1997

    " Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien " écrit Marie-Antoinette, quelques heures avant de monter à l'échafaud.
    Si celle que l'on vient d'accuser d'un " acte incestueux " avec son fils, si celle à qui l'on attribuait la mort " de plus d'un million d'hommes " et ces paroles atroces qu'elle n'avait jamais prononcées comme le fameux " s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ", si celle que l'on rendait responsable de tant de crimes les avait réellement commis, montrerait-elle autant de sérénité ? Marie-Antoinette n'a rien à se reprocher que sa volonté d'être uniquement une femme, au détriment de son métier de reine.
    Mme de Staël ne s'y est pas trompée qui, dans ses Réflexions sur le procès de la reine, note : " Ô vous, femmes de tous les pays, de toutes les classes de la société [...] la destinée de Marie-Antoinette renferme tout ce qui peut toucher votre coeur. " Le coeur de " l'Autrichienne " n'a pas cessé de battre. Assassinée le 16 octobre 1793, aux veilles de son trente-huitième anniversaire, Marie-Antoinette est toujours parmi nous, incarnant les victimes passées, présentes et futures.
    Elle est la victime exemplaire de la calomnie. Et il faut être du côté des victimes, surtout de celles-là... Jean Chalon.

  • De sa naissance à Saint-Sauveur-en-Puysaye en 1873, à sa mort à Paris en 1954, Colette n'a cessé d'apprendre. À regarder le monde, à écrire, à éviter les pièges de la politique et de la mondanité, à partager « ces plaisirs que l'on nomme, à la légère, physiques ».
    Car l'auteur de Chéri et Gigi, qui passe pour une femme libre, est asservie et contente de l'être à l'amour et à la beauté. Cette parfaite épicurienne sait en jouir comme personne et, quand vient le temps de souffrir, elle se change en stoïcienne exemplaire, apprenant à supporter d'insupportables souffrances. Et c'est ainsi que l'éternelle apprentie devient un maître !

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